Le Doggy Bag, bientôt obligatoire dans les restaurants français

Les députés ont l’intention d’instaurer le concept du Doggy bag auprès des restaurateurs de l’Hexagone. Dans sa traduction littérale, Doggy bag signifie sac à toutou qui désigne l’emballage dans lequel un client peut emporter les restes de son repas. Étant donné que cette pratique est encore peu fréquente en France, elle sera bientôt obligatoire. Cette initiative a pour but de lutter contre le gaspillage alimentaire.

Limiter le gaspillage

Les pertes alimentaires s’élèvent à cinq fois plus que celles effectuées à la maison. Conscients du gâchis occasionné par les consommateurs qui laissent une part de leur nourriture au resto ou au fast food, les députés de la commission du développement durable ont décidé d’agir. Ils comptent obliger les restaurateurs de proposer aux clients qui ne finissent pas leurs plats de les emporter dans un doogy bag sous peine d’amendement. Toutefois, il faut l’aval de tous les députés pour valider si cette nouvelle réglementation sera assortie d’une amende ou pas.

Dorénavant, les Français seront amenés à manger chez eux, ce qu’ils n’ont pas pu terminer au restaurant. Cela est valable pour tous les plats.

Une pratique courante à l’étranger

À l’étranger, le doggy bag est assez fréquent, notamment dans les pays anglo-saxons. Le principe n’a rien de bien compliqué. Il suffit de demander à un serveur de bien emballer les restes. À la fois pratique et économique, ce principe est également courant chez les Américains et les Asiatiques. Cependant, il a encore du mal à se faire une place dans les mœurs en France.

Pourquoi le doogy bag peine à se faire une place en France ?

La loi sur le gaspillage a déjà mentionné le doggy bag en 2016, sans pour autant obliger les acteurs du marché. Dans ce contexte, il était simplement basé sur le volontariat. Au cours des deux dernières années, le principe ne s’est pourtant pas généralisé, et ce, pour diverses raisons. La première est d’ordre culturel : en effet, au pays de la gastronomie comme la France, emporter ses restes dans un sac à toutou rebute la majorité. L’autre raison est économique : il se peut que l’on facture la boîte au moment de régler l’addition, ce qui fera un surcoût susceptible de décourager certains. Dans la perspective de réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2025, le gouvernement vise à généraliser cette pratique déjà existante.

Face à l’adoption d’une telle loi, le président de la branche Restauration au sein de l’UMIH (Union des métiers et des industries hôtelières) de la Haute-Garonne ne cache pas sa joie. « C’est une très bonne chose », confie-t-il à La Dépêche. Il pense que le Doogy bag a de fortes chances de se développer à condition que les principaux concernés fassent leur part. « Il y a dix ans, aucun client ne demandait à ramener son plat chez lui ». Or, « six clients sur dix le font » aujourd’hui, en étant « plus sensibles au gaspillage et au prix des choses ».

 

 

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