Bientôt un vaccin pour arrêter de fumer ?

Le laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) a annoncé avoir conclu un accord de licence mondiale exclusive pour le NicVAX ®, un candidat vaccin contre la dépendance à la nicotine.
NicVAX ® est un vaccin candidat conjugué encore expérimental pour le traitement de la dépendance à la nicotine et la prévention des rechutes. NicVAX® s’attaque au « marché » du tabagisme, la principale cause de décès évitable dans le monde. En affectant 1,2 milliard de fumeurs dans le monde, le tabagisme est responsable de 5,4 millions de décès par an. La rechute reste un défi considérable pour les fumeurs et le taux de rechute atteint 90% dans l’année qui suit l’arrêt.
Le vaccin est conçu pour stimuler le système immunitaire à produire des anticorps qui se lient à la nicotine. Une molécule de nicotine attachée à un anticorps est trop gros pour traverser la barrière sang-cerveau. Par conséquent, les blocs NicVAX permettent d’empêcher la nicotine d'atteindre ses récepteurs dans le cerveau et empêche en même temps la sensation de plaisir éprouvée par les fumeurs. Les premiers essais cliniques montrent que NicVAX a bien la capacité d’empêcher la nicotine d'atteindre le cerveau et pourrait aider à cesser de fumer. Parce que le système immunitaire du corps peut être stimulé pour produire des anticorps de longue durée, le vaccin candidat pourrait également être efficace dans la prévention des rechutes.
Ce vaccin dont une troisième phase d’essais cliniques est actuellement en cours permettrait, selon GSK, d’éviter les rechutes chez les fumeurs qui tentent d’arrêter. Pour l’instant toutefois pas question de crier victoire trop vite. Les essais cliniques de ce vaccin n’ont en effet porté que sur des rats de laboratoire.
GlaxoSmithKline espère que la 3eme phase d’essais clinique permettra de prouver l’efficacité de son vaccin sur l’homme. Dans l’affirmative, il pourrait être assez rapidement autorisé par la Food and Drug Administration américaine.
Cependant, de nombreuses difficultés restent à surmonter. 70 % des vaccinés (lors de précédents essais cliniques sur l’homme) font en effet un syndrome grippal aigu. Quant aux anticorps leur durée de vie est très courte ce qui pourrait nécessiter des injections à répétition en cas de rechute.
via Conseil-Psy
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